Elections 2016 : Le camp de la corruption a-t-il gagné ?

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Ces élections ont été l’occasion pour qui veut observer de voir comment les habitudes anti-démocratiques ont le vent en poupe dans le pays et combien faire triompher la justice est un parcours du combattant.

Un vice président et son ministre de l’intérieur se déclarent candidats, sans « réellement » démissionner de leur poste et commandent pour eux des élections, taillées sur mesure, à leur convenance avec un résultat arrangé.

Les adversaires et leurs électeurs peuvent manifester leur mécontentement, Mamadou et Msaidié ont de toute façon les moyens du pouvoir, l’armée pour réprimer, la CENI pour falsifier les résultats avec un programme excell fake et une Cour Constitutionnelle aux ordres pour valider les chiffres qui obéissent à un classement voulu et programmé.

Contrairement aux années 90, les Comoriens se servent des nouvelles technologies du 21ème siècle ; l’information et la communication ont réduit les barrières qui existaient entre le pays et le monde. Aujourd’hui les résultats des urnes de toutes les régions, circulent à vitesse grand V sur la toile. Ainsi avant la délibération, les résultats des bureaux sont à la portée de tous.

Les preuves :

-          Instantanément les Comoriens du monde entier ont vu  le ministre de l’intérieur publier les résultats avant la CENI.

-          La diaspora a pris connaissance en quelques minutes des 104 % de la honte, révélant plus de 4000 votes artificiellement ajoutées pour favoriser un candidat.

-          Les Comoriens ont vu les preuves des PVs fabriqués par la même personne et introduit dans le décomptage de la CENI.

-          Ils ont suivi l’arrestation des éléments UPDC qui achetaient les votes dans les maisons.

-          Les Comoriens ont noté les décalages monstrueux, entre les résultats de la CENI (version 1 et version 2), du ministère de l’intérieur et ceux des PVs des Partis.

 

Malgré les preuves flagrantes d’une fraude massive, la Cour Constitutionnelle saisie par huit candidats a préféré ignorer les requêtes des avocats des partis et les pièces qui démontraient clairement la fraude pour valider le scénario commandé par Mamadou – Msaidié.

 

L’alliance des 20 candidats ont battu le pavé, fait des sittings place Badjanani et rencontré Ikililou, mais leur requête,  recompter les résultats  – pourtant  prévue par la loi – ne rencontrera pas une oreille attentive à  une Cour Constitutionnelle aux ordres du pouvoir.

 

Dans sa lancée, le pouvoir Msaidié – Mamadou ne reculera devant rien avant d’atteindre son objectif de rester au pouvoir pour les 5 ans à venir. La fin justifie les moyens, la démocratie, l’état de droit, la volonté du peuple ne sont pour eux que de vains mots. Le camp de la corruption, l’axe de sheitwan, on le savait gagnait du terrain, aujourd’hui nous le vivons, il a le pouvoir aux Comores.

 

 

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